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Prises de position

La Région Bretagne rend un avis défavorable avec réserves à la sortie du classement “zones vulnérables” de neuf communes des monts d’Arrée : une victoire en demi-teinte !

08 juillet 2026

Ce lundi 6 juillet, en commission permanente, le conseil régional de Bretagne a adopté un avis défavorable au projet de retrait de neuf communes des monts d’Arrée de la classification “zones vulnérables aux nitrates”. Cet avis restera défavorable tant que l’État n’aura pas confirmé ni garanti la levée des conditions formulées par l’exécutif régional. Les Écologistes de Bretagne se sont abstenus sur cet avis, exigeant un avis défavorable définitif et sans condition.

Suite à la 8e campagne de surveillance, les autorités étatiques ont engagé la révision des zones vulnérables aux nitrates sur le bassin Loire-Bretagne. Ce nouveau zonage propose de sortir 9 communes des monts d’Arrée, véritable château d’eau du Finistère, de la classification “zone vulnérable”.

Invité à se prononcer sur le nouveau zonage en commission permanente, l’exécutif régional proposait initialement d’émettre un avis favorable sous réserve d’une vigilance renforcée sur la cohérence amont-aval des bassins versants, d’un suivi renforcé à l’échelle des 9 communes et du maintien des dynamiques d’accompagnement des territoires considérés en bon état. 

Cette proposition d’avis favorable allait à l’encontre de l’avis rendu par le comité syndical de l’établissement public d’aménagement et de gestion du bassin versant de l’Aulne (EPAGA), réunissant les élu·es des communes concernées, contre l’avis des associations environnementales, contre le comité scientifique du contrat de la Rade et contre l’avis de l’autorité environnementale. 

En s’appuyant sur l’argumentaire des acteurs de terrain, le groupe Écologistes de Bretagne a produit un amendement visant à réécrire l’avis pour suggérer un avis défavorable au déclassement. 

Le jour de la commission permanente, l’exécutif régional nous a finalement proposé, en dernière minute, de statuer sur un avis défavorable, conditionné à la levée des réserves précédemment énoncées.

Notre groupe salue ce changement de cap de l’exécutif. Cependant, sans avoir pu débattre des conditions posées, sans avoir de visibilité sur l’évolution de l’avis régional, nous avons préféré nous abstenir. Nous devons affirmer un avis défavorable, sans condition, au déclassement de ces communes, au regard des enjeux environnementaux sur le territoire concerné. 

Pour Julie Dupuy, conseillère régionale membre du groupe Écologistes de Bretagne

“C’est une victoire, mais nous devons rester vigilants. Nous devons cesser les discours ambigus et affirmer une position claire et forte : le déclassement serait un recul écologique à rebours des urgences environnementales. Sans le cadre juridique et financier qu’offre la classification, aucun accompagnement alternatif n’est garanti.”

Préserver les monts d’Arrée, c’est protéger la qualité de l’eau en amont et limiter les apports en nitrates qui alimentent l’eutrophisation dans la rade de Brest, sujette aux marées vertes.

Ce revirement de l’exécutif régional montre que la mobilisation des élu·es, des collectivités, des scientifiques et des associations a porté ses fruits. Toutefois, tant que le projet de déclassement ne sera pas définitivement abandonné par l’État, les Écologistes de Bretagne continueront de rester mobilisés sur le sujet et de demander le maintien des neuf communes en zone vulnérable. 

 

Contact : Alizé Despeaux (collaboratrice) – 06.76.88.24.27 – elu-lesecologistesdebretagne@avenir.bzh

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