Kéjal, acteur historique de la formation dans l’économie sociale et solidaire (ESS) en Bretagne, risque d’être placé en liquidation le 4 mai 2026, faute de financements régionaux. Cette décision, prise par le tribunal de commerce de Saint Malo, est la conséquence directe de la décision de la Région Bretagne de suspendre les financements. Les Écologistes de Bretagne appellent au soutien de ces structures essentielles à l’avenir des territoires et demandent que la Région garantisse sans délai la poursuite de leurs financements.
L’ESS en péril en Bretagne : la Région Bretagne doit garantir la continuité des financements
Le 22 avril 2026, nous avons appris que Kéjal, structure majeure dans l’ingénierie, la production et le développement de formations dans l’ESS, risque d’être placée en liquidation le 4 mai prochain. Une décision qui met directement en péril la formation Créopsse, dédiée à l’entrepreneuriat social, solidaire et écoresponsable, co-portée par Kéjal, le Champ Commun et ESS’entiel Ploërmel.
Cette situation est la conséquence directe du choix de la Région Bretagne de suspendre les financements. De ce fait, les structures les plus fragiles se retrouvent dans des situations financières qui ne leur permettent plus d’assurer la continuité de leurs activités, ni de maintenir leurs équipes et leurs formations.
Un nouveau coup de massue pour les acteurs de l’ESS. En novembre 2025, la structure ESSentiel Ploërmel, avait déjà vu ses subventions régionales supprimées après avoir refusé de prendre part au regroupement des structures de l’ESS, soutenu par la Région Bretagne. Une décision préoccupante qui témoigne d’une logique de plus en plus verticalisée et distancée des territoires.
Pourtant, Kéjal, le Champ Commun et ESSentiel Ploërmel jouent un rôle structurant dans l’accompagnement de projets ancrés dans les territoires ruraux. Ils forment et soutiennent des initiatives économiques locales, souvent portées par des femmes, qui répondent à des besoins sociaux et environnementaux concrets.
Mettre en péril ces structures, c’est affaiblir le tissu économique local, condamner des emplois aujourd’hui et ceux de demain et abandonner les porteurs et porteuses de projets à des structures plus centralisées et éloignées des territoires.
L’ESS représente pourtant 14,1 % de l’emploi régional : un véritable pilier de l’économie bretonne. Des emplois durables, non délocalisables, ancrés dans les territoires et pleinement engagés dans les transitions écologiques et sociales, qu’il est urgent de soutenir.
Pour Claire Desmares, présidente du groupe des Écologistes de Bretagne :
« L’ESS ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire : c’est un levier essentiel pour l’emploi, la transition écologique, le lien social et la vitalité des territoires. Nous soutenons ces structures et demandons que la Région Bretagne garantisse dès aujourd’hui la poursuite de leurs financements. »
Les arbitrages budgétaires ne peuvent se faire au détriment du maillage territorial et des projets d’avenir. Les Ecologistes de Bretagne demandent à ce que la Région Bretagne revoit la copie et prenne ses responsabilités pour assurer la continuité des activités des structures de l’ESS, structurantes pour le territoire.
Contact :
Collaboratrice : Alizé Despeaux
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